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17.02.2007

Projet Royal : smicardisation des classes moyennes ?

L’enfer pour les classes moyennes est pavé de bonnes intentions. Ségolène Royal vient d’en donner une démonstration inquiétante dans une des mesures phares de son programme : l’augmentation du SMIC à 1500 euros.

Cette mesure aurait d’abord un effet catastrophique sur l’emploi. En augmentant artificiellement le smic, Ségolène Royal relèverait considérablement le coût du travail non qualifié. Le résultat est que les entreprises vont réfléchir encore plus avant d’embaucher. Les premières victimes seraient les jeunes, les salariés les moins formés … qui tomberaient dans les fameuses trappes à chômage.
Selon les prévisions faites par des économistes de l’Université de Dauphine, une augmentation de 10% du SMIC détruit autour de 200 000 emplois. En passant à 1500 euros au gré d’une promesse racoleuse, la candidate socialiste prend le risque de rayer d’un trait de plume 400 000 emplois. Plus on augmente le smic, moins les salariés ont de chances d’être embauchés, plus l’emploi trinque. Du coup il faut des allégements de charges sociales pour que les entreprises puissent compenser. Cela nous coûte aujourd’hui la bagatelle de 23 milliards d’euros. Jolie promesse à vrai dire.


Mais le vrai effet pervers réside dans la smicardisation de la classe moyenne. En France une proportion record de la population est d’ores déjà payée au SMIC : 17% de la population, près de 2,5 millions de personnes. A l’inverse un pays comme l’Espagne ou l’Allemagne a moins de 5% de personnes rémunérées aux salaires planchers. Avec ce cadeau empoisonné, la candidate socialiste ferait bondir brutalement la proportion de smicards à 30 % ce qui ferait de la France le pays le plus nivelant en termes de salaires. L’impact serait terriblement démotivant pour la classe moyenne : l’écrasement des salaires nourrit un sentiment de déclassement. Embauché au Smic, on risquerait d’y rester toute sa vie.

Il faut également dire que ce dopage du smic se ferait au détriment de tous les autres salaires. Les marges de manœuvre en termes d’augmentation seraient exclusivement phagocytées par cette hausse. C’est d’ailleurs ce que constatait une déléguée cgtiste d’une entreprise du sud-ouest où 80% des salariés sont au smic : « l’argent englouti dans une hausse de smic bloque l’augmentation des autres salaires. »

Un employé pouvait jusqu’ici vivre avec l’ambition de s’écarter le plus vite possible du smic, avec de telles mesures il va vivre au contraire avec la peur d’être rattrapé et englobé par le smic. Au lieu de tirer vers le haut, on scotche au plancher les classes moyennes. C’est l’invention du descenseur social.

Le programme de Nicolas Sarkozy est aux antipodes. Il repose sur un constat clair : le problème en France est aujourd’hui celui du travail et des classes moyennes auxquelles il faut redonner un espoir. Cela passe par une hausse du pouvoir d’achat pour celui qui souhaite travailler plus afin de sortir par le haut. C’est ce message d’avenir dont la société française a besoin aujourd’hui.

Par Laurent Wauquiez
Secrétaire national auprès du secrétaire général délégué
Député de la Haute-Loire
Le Figaro - 16 février 2007

12.02.2007

TOUT CA POUR CA !

Après trois mois d'attente, nous découvrons enfin le programme de la candidate des socialistes.
Il s'agit en fait d'un catalogue de mesures hétéroclites et « attrape tout ».
Manifestement il n'y a dans ce projet ni vision ni mode d'emploi.

Ségolène Royal pratique à outrance le recyclage des vieilles méthodes du PS (35h, emplois jeunes, RMI, police de quartier ...) dont les Français ont mesuré l'inefficacité et le coût entre 1997 et 2002.

Pour financer leur fausse générosité (augmentation des retraites, Smic à 1500 euros, RMI- jeunes, gratuité des soins pour les moins de 16 ans ...) les socialistes seront condamnés à faire ce qu'a promis François Hollande ; à savoir augmenter fortement les impôts qui pèsent sur les Français qui travaillent et creuser à nouveau le déficit budgétaire de la France.

Alors que Nicolas Sarkozy axe son projet sur la valeur travail seule créatrice de richesses, de croissance et de pouvoir d'achat, Madame Royal prône la redistribution pour tous sans se préoccuper de la façon dont tout cela sera financé.

Yves Jégo
Député, Responsable des supporters de Nicolas Sarkozy
www.supportersdesarkozy.com

06.02.2007

Ecole : la tradition issue de Jules Ferry défendue par la droite

Certaines valeurs des enseignants comme le respect, la morale, l'autorité, la tradition issue de Jules Ferry, ce n'est plus la gauche qui les défend mais la droite.

Nicolas Sarkozy a confié à Xavier Darcos une mission relative à la revalorisation des conditions de travail, du statut et du revenu des enseignants. Dans un entretien au quotidien Le Parisien (05/02/07), l’ancien ministre délégué à l'Enseignement scolaire juge que « le corps enseignant vit actuellement un profond malaise ». « L'école traverse toutes sortes de difficultés et les professeurs ont bien souvent le sentiment d'être seuls, en première ligne, pour gérer les problèmes sociaux du pays » explique-t-il. « On leur demande à la fois d'être des éducateurs, des pédagogues, de transmettre des valeurs tout en affrontant la violence des quartiers. Ils ont le sentiment de ne pas être reconnus à leur juste valeur, de ne pas être suffisamment payés, honorés, respectés ».

« Les profs sont au coeur de la transmission, donc au coeur de l'information. Leur poids social, leur poids intellectuel est énorme, leur parole compte beaucoup » poursuit-il. Quant au préjugé selon lequel le corps enseignant serait toujours majoritairement à gauche, Xavier Darcos estime que « les choses sont en train d'évoluer ». Cela « tient en partie au changement sociologique du milieu enseignant », « moins clivé qu'auparavant ». Il constate par ailleurs que « les profs ne se reconnaissent plus forcément dans ce que la gauche a porté pendant très longtemps, c'est-à-dire le pédagogisme, l'idée qui tournait autour de l'enfant constructeur de savoir ». Et de conclure : « certaines valeurs des enseignants comme le respect, la morale, l'autorité, la tradition issue de Jules Ferry, ce n'est plus la gauche qui les défend mais la droite. C'est un vrai renversement de l'histoire ».

Lire aussi:
Le discours de Nicolas Sarkozy consacré à l'Education (Maisons-Alfort - 2 février 2007)

05.02.2007

Hanin votera Sarkozy

Mercredi 7 février, à 22h35, Stéphane Bern présentera une nouvelle édition de son émission hebdomadaire "L'Arène de France".

A noter que ce numéro a été enregistré cette semaine...

L'animateur recevait Roger Hanin, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage « Loin de Kharkov ».

Durant l'émission, le comédien, qui est fervent partisan de la gauche, beau-frère de François Mitterrand et militant communiste, a déclaré sa sympathie à l’égard de Nicolas Sarkozy et son intention de voter au second tour pour le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle ! Et tout cela face à devant Charles Pasqua et André Vallini, député PS, qui étaient présents sur le plateau...

Voici un extrait de l’interview de Roger Hanin dans l’Arène de France :

« Aujourd’hui, j’aimerais qu’on m’explique ce qu’est la gauche ! En tout cas, je ne voterai jamais pour un candidat issu du Parti Socialiste. Quand je vois le comportement « ignoble » qu’a été celui du PS envers François Mitterrand, je ne peux voter pour quelqu’un représentant ce parti politique. »

« Pour qui je peux voter ? : Pour le Parti Communiste au 1er tour. Quant à Nicolas Sarkozy, je trouve l’homme sympathique, et il faut lire le discours de Périgueux avant de le juger. Il faudrait même le faire lire dans les écoles. Si ce discours devient son vade-mecum, je voterai Nicolas Sarkozy ! »

02.02.2007

Ségolène Royal baisse dans tous les sondages

Ségolène Royal se tasse dans les enquêtes d'opinion depuis le 15 janvier, même si elle conserve un haut niveau d'intentions de vote, et elle jouera gros le 11 février lors de la présentation de son programme, selon les sondeurs.
Depuis que Nicolas Sarkozy a été investi par les militants de l'UMP le 14 janvier, tous les sondages l'ont donné vainqueur : par 52% six fois, 51% deux fois, 53% une fois et même 54% dans le dernier IPSOS.
Mme Royal a perdu trois points dans ce sondage, reculant à 26% au premier tour, le plus mauvais score mesuré par IPSOS depuis février 2006, tandis que son principal concurrent a progressé parallèlement de trois points au premier tour, à 35%.
Plus généralement, la députée des Deux-Sèvres est passée sous la barre des 30% dans les dernières enquêtes, alors que M. Sarkozy est systématiquement au-dessus.
Dans l'état actuel du rapport de forces, la gauche ne pourrait l'emporter si le premier tour avait lieu demain: elle se situe à 38,5% dans le dernier IPSOS, 42% dans l'IFOP, 39% dans le LH2, bien loin des 44 ou 45% minimum qui lui avaient permis de gagner dans le passé grâce aux reports de voix.
Selon Jean-Daniel Lévy de CSA, "la baisse de Ségolène Royal est confirmée dans les enquêtes", "au premier et au second tour" et "la dynamique actuelle est en faveur de Nicolas Sarkozy".
Le "trou d'air" persistant de Mme Royal ne profite pas au reste de la gauche. "Ni Bové, ni Besancenot, ni Laguiller, ni Buffet n'arrivent à ressortir véritablement du jeu".
Les deux gagnants sont François Bayrou, qui monte semaine après semaine, et Jean-Marie Le Pen, qui se disputent à présent la place de troisième homme de l'élection. Après une incontestable percée, M. Bayrou a été crédité de 14% au premier tour lundi par LH2.
Pour Jérôme Sainte-Marie de BVA, la situation de Mme Royal est d'autant plus "grave" que le taux de sans réponses a tendance à baisser, "au profit de Nicolas Sarkozy avant tout".
S'appuyant sur les "jugements calamiteux" portés par les sondés sur la campagne de Mme Royal, il estime que celle-ci "est en train de détruire sa présidentiabilité".
"Lors de la primaire PS, sa différence était visible, ça lui profitait, aujourd'hui sa différence est visible, c'est ce qui lui nuit", juge M. Sainte-Marie.
Il s'étonne que Mme Royal semble "tout miser sur une journée", le 11 février, date de "restitution" des débats participatifs, censée être "la révélation des Tables de la Loi".
Enfin, il note que "comme Mme Royal lui laisse le champ libre", "M. Sarkozy est en train de vampiriser la gauche", et "peut parler des ouvriers, aux ouvriers", chez qui "sa crédibilité progresse sensiblement".
Pour Jean-Daniel Lévy (CSA), Mme Royal avait les "blancs", comme on dit aux échecs, c'est-à dire "l'initiative". "Aujourd'hui elle a les noirs et réagit aux coups donnés par l'adversaire". "Donc elle n'est pas complètement maître de l'agenda, de la teneur des débats et du rythme général de la campagne".
"Nicolas Sarkozy capitalise l'attente pour l'instant suspendue des Français aux lèvres de Ségolène Royal", estime-t-il, ajoutant : "Elle joue gros le 11 février".
"Si la montagne accouche d'une souris, il pourrait y avoir un effet déceptif", prévient Jérôme Fourquet (IFOP).
Les choses seraient-elles jouées pour autant? "Non", répond M. Lévy, "parce qu'une campagne présidentielle ne se joue pas sur un seul coup".
Il rappelle "les rebondissements du dernier mois et demi de la campagne de 2002 qui ont été de nature à modifier assez considérablement la donne".